Communication militaire: Les élèves sous-officiers formés à maîtriser l’information comme levier stratégique

À Banankoro, une session de formation de deux jours a sensibilisé les élèves sous -officiers à l’importance stratégique de la communication et de la gestion de l’information dans les conflits modernes. Les élèves sous-officiers d’active de l’École des Sous-Officiers (ESO) de Banankoro ont été formés, durant deux jours, à l’usage stratégique de la communication et des réseaux sociaux dans un contexte sécuritaire en mutation. Organisée dans l’amphithéâtre de 500 places de l’établissement, cette conférence, animée sous la houlette de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), visait à préparer ces futurs chefs militaires à maîtriser l’information plutôt que de la subir. Dans un environnement marqué par l’essor des menaces hybrides, l’intervenant a insisté sur l’impact opérationnel de la communication. « Un smartphone mal utilisé peut causer autant de dégâts qu’un lance-roquettes », a souligné le conférencier, le lieutenant Sapeur-Pompier Djibril Mamadou Coulibaly, mettant en garde contre les risques liés à une mauvaise gestion de l’information. Il a également rappelé qu’une communication tardive ou inadaptée peut porter atteinte à l’image des Forces armées. Au fil des modules, dispensés sur quarante-huit heures, les élèves Sous-officiers ont été sensibilisés au rôle de la communication comme outil de soutien à part entière dans les opérations militaires. La formation a alterné entre apports théoriques et mises en situation pratique, notamment lors de la deuxième journée, centrée sur des scénarios inspirés de la guerre hybride. « Nous ne percevions pas la communication comme une arme, mais comme une simple obligation administrative », a reconnu l'élève sous-officier d'active Moussa Samake à l’issue de la première journée, illustrant l’évolution des perceptions au sein du groupe. À la clôture des travaux, le commandant de l’École des Sous-Officiers de Banankoro le Colonel Sidy Lamine Traoré s’est félicité des acquis enregistrés. « Ils n’ont plus d’excuses », a-t-il déclaré, insistant sur la responsabilité des futurs chefs de groupe dans la gestion de l’information. Le lieutenant Coulibaly a, pour sa part, mis l’accent sur l’exemplarité verbale, présentée comme un enjeu quotidien pour les élèves sous-officiers dans l’exercice de leurs fonctions. La session s’est achevée par une photo de famille, marquant la fin de cette formation intensive. Ltn Djibril Mamadou Coulibaly