DIRECTION DE LA JUSTICE MILITAIRE : sept affaires inscrites au rôle de l’audience correctionnelle
Le Tribunal Militaire de Bamako a tenu, le mardi 27 octobre 2026, une audience correctionnelle au sein de ses locaux, sis à Dar Salam. La séance était présidée par le magistrat Assama DOLO, assisté de ses collègues magistrats. Au total, sept affaires étaient inscrites au rôle de cette audience. Cinq ont été examinées et jugées, tandis que deux ont été renvoyées. Les dossiers examinés portaient notamment sur des faits d’escroquerie, d’abus de confiance, de complicité, de désertion, de violation de consignes générales militaires, de perte d’arme de guerre et de munitions, de menaces de mort, de coups et blessures volontaires ainsi que de voies de fait. Ces affaires mettaient en cause des militaires et des civils. La première affaire concernait le caporal Bakoh TANGARA, Moussa Salif SIDIBE et Tidiane DIARRA, dit Boua. À l’issue des débats et du délibéré, le caporal Bakoh TANGARA a été condamné à trois ans d’emprisonnement pour escroquerie, à une amende de 500 000 FCFA, ainsi qu’au paiement de 9 550 000 FCFA au titre du remboursement des sommes escroquées. Le deuxième dossier concernait le 1er classe Cheick T. SYLLA, poursuivi pour perte d’arme de guerre et de munitions, désertion à l’intérieur et violation de consignes générales militaires. Reconnu coupable, il a été condamné à un an d’emprisonnement avec sursis. Le troisième dossier portait sur des faits d’évasion et de violation de consignes générales militaires. Dans ses réquisitions, le parquet a requis une peine maximale à l’encontre du prévenu. Prenant la parole au cours de l’audience, le substitut du procureur de la République près le Tribunal Militaire de Bamako, le capitaine Alou SINAYOKO, a insisté sur la gravité des faits reprochés aux militaires et aux civils. Il a notamment rappelé que la perte d’une arme de service constitue une infraction passible de sanctions prévues par la loi, qu’elle soit volontaire ou involontaire. Le capitaine SINAYOKO a également mis en garde les citoyens contre les pratiques frauduleuses liées au recrutement dans les Forces de Défense et de Sécurité. Il les a exhortés à ne verser aucune somme d’argent à des individus se présentant comme des militaires et prétendant pouvoir faciliter leur recrutement. Il a enfin appelé les candidats à faire preuve de vigilance et à suivre exclusivement les voies officielles de recrutement. À travers cette audience, la juridiction militaire poursuit sa mission de répression des infractions relevant de sa compétence, tout en rappelant l’importance du respect des lois et des règlements qui encadrent la discipline militaire et la protection des biens de l’État. 1er CL Salimata Niassian DIARRA